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 Après les Pyrénnées et leurs ours, le Vercors et ses loups

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Sophie
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MessageSujet: Après les Pyrénnées et leurs ours, le Vercors et ses loups   Ven 3 Nov - 17:16

Où va s'arréter cette peur maladive qu'ont les éleveurs français envers toutes forme de vie naturellement sauvage qui n'est pas encore enfermée dans une cage ou morte empaillée dans leur salon?

Dans le village de Vassieux, non loin de l'endroit où a été abattu jeudi une jeune louve, dans le massif du Vercors, les habitants disent vivre depuis plusieurs années sous la menace du loup. Signalé depuis 2000 dans les alpages, le prédateur s'aventure désormais jusqu'aux portes du village, s'attaquant parfois aux troupeaux, au grand désarroi des éleveurs, témoignent des habitants. Ainsi, le 28 septembre, un des quatre éleveurs ovins de Vassieux, Marc Fermond, a retrouvé quatre de ses brebis ensanglantées, deux avaient péri. Le troupeau de 400 bêtes paissait dans les landes à environ 200 mètres de sa bergerie, à proximité d'un hameau, et un loup a été vu, au moment de l'attaque, en fin d'après-midi, à hauteur de l'enclos. "C'était bien le loup, il n'y a pas de doute, c'est la quatrième fois que je le vois. Mais d'aussi près, c'est la première fois", raconte Sébastien Sagnal, l'ouvrier forestier qui a témoigné de cette rencontre auprès de la gendarmerie. "Ici, tôt ou tard, on le rencontre", observe-t-il. "Cela fait trois ans que les attaques se multiplient, mais en bas, à 150 mètres du village, ça fait désordre", s'émeut Marc Fermond. "Tous ceux qui l'ont vu disent que c'est impossible de le confondre" avec un chien", renchérit Sébastien Jallifier, un autre éleveur d'ovins de Vassieux, victime de trois attaques en 2003, dont une a été attribuée au loup. Dans ce petit village de 330 habitants, environ 10% des habitants affirment l'avoir rencontré au moins une fois au cours des trois dernières années, estime Jean-Michel Rey, premier adjoint au maire.

Indemnisation loup
Les récits ne manquent pas. Il y a un an, deux loups ont été vus couchés, au bord de la route, à l'entrée du village, assure l'un. L'année précédente, l'animal a été aperçu en train de poursuivre un mouflon sur la route, selon un autre, et, plus récemment, un témoin affirme en avoir vu un, à la nuit tombée, à deux pas de sa bergerie.

Plus haut, dans la forêt de Lente qui surplombe le plateau de Vassieux, les attaques de gibier se multiplient. Trois loups y ont été vus, fin septembre, par des promeneurs, affirme-t-on encore, et huit attaques de troupeaux en estive ont été signalées, au cours desquelles 20 ovins ont été tués.

La Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF) confirme que "la présence du loup est connue dans ce secteur". On sait même qu'il s'agit de la lignée italienne implantée dans le Mercantour. "On a probablement affaire à deux meutes, une dans le Vercors Ouest et une autre dans la réserve des Hauts Plateaux", explique Patrice Béringer, animateur du réseau grands prédateurs à la DDAF de la Drôme. "La fréquence des attaques augmente quand il y a des jeunes à nourrir", ajoute M. Béringer, précisant que "les loups n'hésitent pas à sortir du bois en plein jour pour s'attaquer à des moutons parqués dans des enclos, la facilité des attaques les rend plus hardis".

Quand une attaque de troupeau survient dans le secteur où "on sait que le loup est, la probabilité que ce soit lui est forte", confie le spécialiste. On examine le mode de mise à mort, le diamètre des crocs ou encore le nombre de bêtes tuées. "S'il n'y a pas d'élément qui écarte la responsabilité du loup", selon la formule consacrée, le doute profite à l'éleveur et la DDAF demande une indemnisation loup. Selon Florent Favier, chargé de mission communication grands prédateurs au ministère de l'Ecologie-ONCFS, 60% des attaques ne peuvent être attribuées ni au loup ni au chien, 20% sont attribuées au chien, 20% le sont au loup.

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